C'est avec grand plaisir que nous avons rencontré Laurence Leconte,biographe au services des particuliers et des entreprises afin d'en savoir plus sur ce métier dédié à la mémoire et à la transmission d'histoires de vies.

Quel est votre parcours et qu'est ce qui vous à amené à exercer cette activité?
Economiste de formation, j’ai travaillé douze ans dans l’industrie automobile puis dans une agence de communication avant de partir au Portugal m’occuper d’un magazine art de vivre destiné aux francophones. A mon retour, j’ai eu envie de goûter à la liberté, de monter ma propre affaire. Ce fut le cas avec la création et le développement d’un concept à base d’épices et de recettes de cuisine, le goût voyageur, vendu dans quelques épiceries fines et en cadeau d’affaires.
Puis j’ai eu envie de développer une activité que je puisse exercer à la fois en région parisienne et en Bretagne où j’ai une maison. Et sans limite d’âge !
Passionnée d’écriture et amoureuse des beaux papiers, j’ai alors choisi de prêter ma plume aux particuliers et aux entreprises, d’aller à la rencontre de celles et ceux qui souhaitent laisser une trace de leur vie, de leur histoire ou d’un événement.

En quoi consiste votre activité?
Ecrire pour les autres, tendre l'oreille, prêter sa plume, mettre les mots en belles pages, donner du relief aux idées, créer une trace des mots qui voyagent, voilà le quotidien de Laurence Leconte, biographe et artiste relieuse.
Sollicitée par des retraités, des chefs d'entreprise, des baroudeurs ou tout simplement des personnes qui ont quelque chose à raconter, je vais à la chasse aux souvenirs, à la recherche des secrets enfouis.
Je pars en quête de ces hommes et de ces femmes, de ces parcelles de mémoire qui, au fil des rendez vous, s’assemblent et forment le puzzle d’une vie.
J’écoute avec attention, je parle peu, je prends des notes. Puis vient le moment de l’écriture… grâce auquel j’ai le sentiment de faire plaisir à quelqu’un qui par mon intermédiaire se confie et se délivre parfois d’un poids.
J’aime écrire mais j’aime aussi allier le plaisir des mots à celui d’un graphisme sur mesure, parer chaque histoire d’une belle toilette pour faire de chaque livre un cadeau esthétique, unique, insolite, à forte valeur affective.

Quels conseils pouvez vous donner à une personne tentée par votre démarche?
Les conseils à donner…
Rencontres, passions, voyages, chaque vie est un roman
Il y a mille façons de raconter sa vie, il y a mille raisons de vouloir l’écrire et d’en faire un vrai livre.
Faire revivre les instants essentiels de son existence, évoquer et ancrer les souvenirs d’enfance et les personnes qui vous ont le plus marqué, donner corps aux figures ou aux événements du passé, exprimer à ses proches ce que l’on ressent pour eux, pour ces raisons et pour plein d’autres, une vie vaut bien un livre.
Il n’y a pas de grande ou de petite vie. Il y ajuste celle de chacun faite de rencontres, de passions, d’émotions.
Biographie familiale, album ou journal de vie, le contenu est l’histoire de chacun et le reflet de sa personnalité à travers ses mots et sa vérité. Une sorte de témoignage laissé à ses proches sous forme d’un livre enrichi d’archives personnelles soigneusement relié et imprimé en quelques exemplaires.
Qui racontera votre histoire à vous?
Je n’ai pas prévu de raconter mon histoire, du moins pas aujourd’hui, car je suis encore trop tournée vers l’avenir. Peut être plus tard, lorsque je serai vieille à mon tour, j’aurai envie de conter mes souvenirs à mes petits enfants…
Quelles sont les difficultés principales lors des interviews?
Lors des entretiens, le plus difficile est de trouver la bonne distance avec son client : ne pas trop s’impliquer dans le récit et ne pas donner son avis, ne pas porter de jugement et en même temps s’impliquer suffisamment pour rassurer celui qui se confie.
Il faut également être capable de bien canaliser le discours de la personne, ce qui implique tout à la fois de la relancer lorsque le récit s’essouffle, de poser des questions parfois subtiles pour dépasser le discours factuel et recueillir le vécu ou les émotions, pour abréger certains faits ou descriptions, pour recentrer le client lorsqu’il commence à se perdre dans des anecdotes trop détaillées.
Quelle est la question que vous préférez poser et pourquoi?
Je ne pose jamais de questions précises et systématiques. J’adapte ma technique d’interview à chaque rencontre, alternant des entretiens très libres, peu structurés et peu interventionnistes pour certains, et des entretiens semi directifs pour d’autres, en fonction de la personnalité de chacun, de sa manière de s’exprimer et du sujet qu’ils ont choisi de raconter.
Il y a des récits parfois très douloureux, tels des pertes d’enfant, des secrets de famille, des revers de fortune… qui demandent de rester très pudique, très discret, très en retrait, et d’autres histoires très insolites, très drôles, très extra ordinaires qui appellent des questions plus incisives, plus agressives, plus osées parfois pour mieux en tirer la quintessence.

Qu'est ce qui vous touche le plus?
Toutes les histoires me touchent dès lors que la personne se met un peu à nu. J’aime cette intimité, et je fais tout pour la respecter. Je suis consciente de vivre un moment exceptionnel, j’entre dans la vie privée de chacun et je dois savoir trouver ma place.
Lorsqu’une mère évoque la perte d’un enfant, j’ai beaucoup de mal à ne pas me projeter, et lorsqu’un homme fond en larmes devant moi, je tourne discrètement la tête pour ne pas croiser son regard.
Lorsque je suis sollicitée par des personnes qui ont envie de faire ce beau métier, je ne suis pas très encourageante avec celles ou ceux qui mettent en avant leurs belles qualités littéraires.
Certes, il est important de savoir écrire, mais il est tout aussi important de savoir écouter l’autre.
Je suis moins écrivain que psy lorsque je recueille le récit de chaque personne.
Pas question de magnifier ce que les gens vous racontent, l’important est de faire un récit fidèle à leurs paroles et à leurs émotions qui leur corresponde.
Envie d'en savoir plus? N'hésitez pas à contacter Laurence:
Laurence Leconte " Le fin mot de l'histoire"
Société Kalimage (Siren : 452 362 742)
Mail :contact@lefinmotdelhistoire.com
Site internet
A Paris :
Tél. : 01 75 51 87 46
A Guérande :
Tél. : 02 40 62 06 56